Témoignage de Corinne.

“Voici le témoignage de Corinne que j’ai accompagné sur une dizaine de séances en Sophrologie. Merci Corinne pour ta confiance.”

J’ai rencontré Richard par hasard il y a tout juste deux ans, dans une salle de sport, au détour d’un cours de Body balance. Nous avons échangé à ce moment-là sur mon expérience d’athlète de haut-niveau. C’est le sujet qui nous a réunis mais l’échange s’est vite élargi aux soucis « actuels » que je traversais : dépression, séparation, insécurité professionnelle…beaucoup de tristesse en somme. De notre premier échange, s’en est suivi quelques autres, bref mais si bénéfiques déjà. Je me souviens de la bienveillance et du sourire transmis. Ce fut sincèrement une belle respiration. Et respirer était bien ce qui me manquait. Un tel étau enserrait ma poitrine …je me trouvais comme enfermée dans ma propre prison, intérieure, tourmentée …mon corps et son esprit qui ne guidait plus grand-chose ou si mal.

Cette rencontre avec Richard s’est révélée comme un point de départ, un élan nouveau, une perspective différente, l’aube d’une lumière, une première lueur dans mon regard, celui que je portais sur ma vie, ou plus justement sur moi.

Après cette étape, nous sommes restés en contact mais sans rencontre réelle. Ce n’est qu’en septembre dernier que j’ai entamé un cycle d’une dizaine de séances de sophrologie. Plus d’une année s’était écoulée, et mon chemin avait été difficile avec une récidive de dépression sévère en avril 2015. Je relevais à peine la tête lorsque nous avons entamé ces séances. J’étais encore sous traitement médical (antidépresseurs et hypnotiques) et reprenais tout juste et péniblement mon activité professionnelle. Cette nouvelle rencontre avec Richard venait à point nommée.

J’ignorais pourtant encore tout, du chemin que j’allais parcourir en quelques mois grâce à cet accompagnement. Tout était encore si incertain dans mes pensées. Chaque séance a été un pas vers « moi », une conscience de soi qui s’installe avec discrétion au début et qui occupe peu à peu et de plus en plus l’espace avec bienveillance. J’ai adoré ces séances, de véritables moments de tranquillité, de partage toujours souriant. Après 5 séances environ, après Noël, j’ai eu envie de stopper ma « chimie de la nuit », non sans appréhension mais avec, je dirai, une certaine volonté et donc confiance probablement. Et ça a fonctionné ! J’ai utilisé tous les outils en ma possession, le yoga notamment, mais plus précisément les techniques de sophrologie. Quel bonheur de se réveiller le matin sans cette fatigue insidieuse … j’ai fait la même démarche 2 mois plus tard pour arrêter les antidépresseurs et le résultat a été incroyable. Enfin, j’ai pu me dire « oui, c’est possible de retrouver une bonne santé et cela en faisant appel à ses propres ressources. En cela s’installait quelque chose de non pas vulnérable, mais de durable….

Aujourd’hui, lorsque je pose un regard sur ces six derniers mois, je prends conscience du chemin parcouru et des changements majeurs qui se sont opérés et j’en apprécie toute la portée.

Je sais aujourd’hui que je peux agir sur moi et donc sur ma vie. Que j’ai cette capacité et quelle est extrêmement précieuse.

Merci Richard pour cet éclairage, merci ….

Comment Bouddha répond à la colère.

Un jour dans la foule venue l’écouter, se trouvait un homme que la sainteté de Bouddha exaspérait.
Il hurle des insultes à Bouddha, puis s’en va, fulminant de colère.

Longeant les rizières du village, sa colère s’apaise, et petit à petit, un profond sentiment de honte l’envahit. Comment a-t-il pu se comporter ainsi ? Il décide de revenir au village et de demander pardon à Bouddha.

Arrivant devant ce dernier, il se prosterne et demande pardon pour la violence de ses propos. Bouddha, débordant de compassion, le relève, lui expliquant qu’il n’a rien à pardonner. Etonné, l’homme rappelle les injures proférées.

– « Que faites-vous si quelqu’un vous tend un objet dont vous n’avez pas usage, ou que vous ne voulez pas ? »
demande Bouddha.

– « Et bien, je ne le prends simplement pas » remarqua l’homme.

– « Que fait alors le donateur ? » s’enquiert Bouddha.

– « Ma foi, il garde son objet » répond l’homme.

« C’est sans doute pourquoi vous semblez souffrir des injures et des grossièretés que vous avez proférées. Quant à moi, rassurez-vous, je n’ai pas été accablé. Cette violence que vous donniez, il n’y avait personne pour la prendre » répondit le sage.

Ce que vous faites aujourd’hui peut changer demain.

Au cours d’un après-midi où sa classe était particulièrement agitée et distraite, une femme professeur d’histoire demanda à tout le monde de cesser toute activité et de se reposer pendant qu’elle écrivait au tableau les prénoms de tous les élèves. Puis elle leur dit de recopier cette liste, et de profiter du temps qui leur restait jusqu’à la fin de l’heure pour écrire à côté de chaque prénom une chose qu’ils aimaient ou admiraient chez cette personne. A la fin du cours, elle ramassa les feuilles.

Plusieurs semaines s’écoulèrent et, juste avant les vacances d’hiver, lors d’une autre journée difficile, elle arrêta à nouveau son cours et tendit à chaque élève une feuille avec son prénom écrit dessus. Sur cette feuille elle avait collé les 26 bonnes choses que les autres avaient inscrites les concernant. Tous sourirent et soupirèrent de plaisir en constatant qu’on avait remarqué chez eux tant de belles qualités.

Trois ans plus tard, cette enseignante reçut un appel téléphonique de la mère de l’un d’eux, prénommé Robert et qui, même si il faisait le pitre en classe, était l’un de ses étudiants favoris. Elle lui annonça la terrible nouvelle : il avait été tué dans la guerre du Golfe.

L’enseignante assista aux obsèques, où s’exprimèrent bon nombre d’anciens amis et camarades de classe de Robert. A la fin de la cérémonie, la mère de celui-ci s’approcha d’elle, sortit de son sac un morceau de papier froissé que l’on avait visiblement plié et déplié maintes et maintes fois, et lui dit : « C’est une des rares choses qui étaient dans les poches de Robert quand les militaires ont ramené son corps. »

C’était la feuille sur laquelle son interlocutrice avait si soigneusement collé les 26 choses que ses camarades de classe avaient admirées chez le jeune homme.

En voyant cela, les yeux du professeur s’emplirent de larmes. Une autre ancienne élève qui se tenait près d’elle ouvrit son sac à main et en sortit sa propre feuille soigneusement pliée. Un troisième élève expliqua alors qu’il avait encadré et accroché la sienne dans sa cuisine ; un autre raconta comment sa propre page avait fait partie de ses vœux de mariage.

Suscitée par cette femme, la perception de la bonté avait transformé le cœur de ses élèves à un point tel qu’elle aurait pu seulement en rêver.